18 Septembre

Nous n’avons pas soi grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, puisqu’il a eu part à toutes nos épreuves… mais non pas au péché. Hébreux 4, 55.

Jusqu’à la nouvelle naissance, la seule espèce de tentation que nous puissions connaître est celle que définit saint Jacques: “Chacun est tenté par sa propre convoitise, qui l’entraîne et le séduit.” Mais par la régénération nous sommes transportés sur un tout autre plan, où nous trouvons des tentations toutes nouvelles, celles même que Jésus affronta. Tant que nous ne sommes pas nés de nouveau, tant que nous ne sommes pas devenus les frères de Jésus, ses tentations et les nôtres n’ont rien de commun. Car les tentations de Jésus ne sont pas celles d’un homme ordinaire, mais celles du Fils de Dieu dans son humanité. Une fois régénérés, Satan ne peut plus user envers nous de tentations grossières. Il nous tente pour nous faire perdre ce que Dieu a mis en nous dans la nouvelle naissance, pour nous rendre inutilisables au service de Dieu. Il ne nous tenta pas pour nous faire tomber dans le péché, mais pour nous faire changer d’attitude à l’égard de Dieu, et c’est là une tentation si subtile que l’Esprit de Dieu peut seul la discerner.

La tentation ainsi comprise, c’est en somme la mise à l’épreuve, par une puissance adverse, d’une âme riche en trésors spirituels. C’est ce qui nous permet de comprendre la tentation de notre Seigneur. Jésus, à son baptême, ayant accepté la mission de se charger des péchés du monde, l’Esprit de Dieu le mit à l’épreuve, en le laissant tenter par l’Adversaire. Mais il en triompha, sans défaillir. Il traversa la tentation “sans aucun péché”, et garda intacts tous ses trésors spirituels.

Classé sous : Pensées

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